Historique

HISTOIRE DE LA CARRIERE DE L’ESPIADET

Le « marbre de Campan »
Le marbre extrait de la carrière de l’Espiadet à Payolle porte l’appellation « marbre de Campan ». La Société Rocamat fut la dernière à l’exploiter et cessa son activité assez récemment, en 1986. De l’invasion de la Gaule par les romains à nos jours, elle a connu des heures de gloire et de longues périodes d’oubli.

Déjà les romains…
Légende et histoire confondent l’origine de sa découverte à l’époque où la Gaule et plus particulièrement le Sud-Ouest étaient occupés par les Romains. C’était l’époque où Bagnères-de-Bigorre s’appelait « Vicus aquensis », très appréciée pour ses eaux thermales. Le goût de ce peuple pour l’esthétique et la « grandeur », laisse supposer que les marbres qu’ils utilisaient couramment pour leurs mosaïques, embellir leurs villas, ériger des monuments et des statues, provenaient de l’Espiadet.
De cette époque il ne subsiste pas de traces localement. Seule la légende dit que le marbre « griotte », une des spécificités du site, doit sa couleur rouge pourpre au sang des batailles romaines.
Une très belle variété de vert tendre fut envoyée à Rome aux IIème et IIIème siècles ; cela confirme tout l’intérêt que les romains portaient aux marbres de Campan, alors qu’ils possédaient chez eux bon nombre d’autres remarquables carrières (Carrare.

A la gloire des Rois de France
Le marbre de l’Espiadet va continuer d’être exploité au fil de l’histoire de France, avec plus ou moins de régularité, en plus ou moins grande quantité, et selon des accords spécifiques passés entre les seigneurs locaux et chaque royauté.
Il participe à la magnificence de la couronne.
Ainsi François 1er, Henry II, Henry de Navarre qui devient Henry IV et Louis XIII apprécieront ses rouges et ses roses et verts. Mais c’est surtout Louis XIV qui va lui donner ses lettres de noblesse.
Son utilisation dans la décoration du château de Versailles, du Louvre, de l’Opéra de Paris, voit l’apogée de la renommée du marbre de l’Espiadet.
De 1686 à 1689, 774 blocs et 12 colonnes partent pour Versailles et le voyage est long et périlleux.
L’exploitation et le transport des blocs vers la capitale cessent après la mort du Duc d’Antin en 1767.

Hier
Bien plus tard, des Sociétés industrielles privées reprennent l’exploitation, avec du matériel plus moderne, des moteurs, des treuils, des camions, l’électricité, des voies de communication sûres et une bonne main d’œuvre locale. Des usines de sciage, polissage dynamiques sont crées à Bagnères de Bigorre.
L’activité s’éteint avec la fermeture de la carrière de l’Espiadet en 1986.

Propriété de la Commune de Campan, entretenue et valorisée par l’Association des « Marbrés de l’Espiadet », la carrière renaît de ses grandeurs et de ses cendres. Elle devient un bel exemple pédagogique pour faire découvrir les vestiges d’une des plus prestigieuses richesses locales.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :